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Mardi 15 juillet 2008

Pratique expiatoire de chefs d’entreprises consistant à se présenter devant journalistes et photographes pour reconnaitre publiquement leur responsabilité dans des affaires les concernant, permettant ainsi de ne pas avoir à modifier le système en général en concentrant la faute sur le coupable. Est forcément accompagné de longues courbettes déclenchant des avalanches de flashes ; illustrer sa contrition de pleurs sera du meilleur effet ; enrichir son discours de demandes de rémission d’intensité exagéré fera comprendre au public à quel point on a déconné. Les affaires concernent le plus souvent des histoires de trahison de confiance, ce qui est impardonnable. Sont passés à l’exercice recemment un florilège d’individus impliqués dans des affaires de fraude alimentaire :

- La directrice d’un établissement top-classe d’Osaka ayant admis avoir réutilisé et reservi du rab (la mégère a oublié les caméras qui ont vu qu’elle lisait un texte préparé et fort émouvant ; ainsi que les micros qui ont capté ses recommendations de donner plus d’intensité pathétique à son avocat durant la conférence de presse, tout en pleurnichant de facon très peu convaincante)

- Le directeur d’une boucherie top-classe de Gifu qui vendait de la viande ordinaire sous le label top-classe boeuf régional Hida-gyu (après avoir nié pendant plusieurs jours l’évidence avec un applomb éhonté)

- Le chef d’une entreprise de Kobe qui vendait des anguilles sous l’appellation « produit national » (donc forcément bon et plus cher) alors que c’était du made in China (donc forcément mauvais).

Le prochain sur la liste est un boucher de Chiba qui vendait du poulet brésilien (pas chinois, donc pas forcément mauvais) sous le sigle national (donc forcément bon et plus cher), un bonhomme aux airs naifs qui n’a pas l’air de saisir la gravité de sa faute, d’autant que ses produits étaient destinés à des cantines scolaires, donc à l’avenir du Japon qui se trouve bien compromis par l’affaire de la volaille.

Une variation consiste à faire parcourir 10000 kms à une lycéenne ayant commis l’abominable crime de faire un graffiti pour qu’une fois revenue sur les lieux de son forfait elle fonde en larmes et en excuses dans les bras de personnes bien plus émues par le traumatisme subi par l’adolescente que par son futile repentir.
par kumicho publié dans : société
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Mardi 1 juillet 2008
Délit qui engage la responsabilité de l'organisme auquel on appartient, surtout lorsqu'il est commis sur des constructions dont il a été décidé qu'elles doivent être respectées puisque reconnues patrimoine de l'humanité par l'UNESCO.
Des étudiantes en voyage scolaire à Florence ont par là déclenché une réaction en chaîne dont on ne sait quand elle s'arrêtera, et quels hauts responsables seront éclaboussés. Tout a commencé quand les médias nationaux, qui n'ont pas peur de dénoncer des faits graves, ont rapporté longuement, très longuement, que ces étudiantes d'une université de Gifu ont gribouillé leur nom sur une colonne de la cathédrale Santa Maria del Fiore. Sévère réprimande pour les coupables (des sources parlent d'exclusion) et excuses publiques du doyen de l'établissement dont l'honneur a été terni. Les médias ont alors lancé leur plus fins limiers de par le monde pour voir si d'autres monuments (on parle d'Angkor Vat !) auraient également été tagés par des Japonais inconscients du préjudice immense qu'ils causent à l'image de leur pays. La tête de l'entraîneur du club de base-ball d'une université de Mito est ainsi tombée. Consternation des étudiants et atterrement du voisinage et des proches: l'homme a brisé l'image de modèle qu'il se devait d'incarner. C'est maintenant l'université Sangyo de Kyoto qui est dans le collimateur des journalistes-justiciers, et bien d'autres tremblent en attendant leur tour.
Les autorités italiennes ont quant à elles décliné les offres de dédomagement de l'université de Gifu incriminée, mais accepté ses excuses, et croule sous des montagnes de lettres de Japonais honteux du comportement irresponsable de leurs compatriotes qui s'excusent en leur nom.
par kumicho publié dans : société
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Mercredi 25 juin 2008
Ensemble de regles plus ou moins tacites qu'il est demande de respecter lorsqu'on est en communaute mais que l'on peut ignorer lorsqu'on est chez soi, comme l'atteste l'affiche ci-contre. A considerablement complique le travail des annonceurs dans les transports publiques, qui se doivent parfois d'enumerer une serie de recommendations sur l'espace convenable que doivent occuper horizontalement et longitudinalement les jambes des passagers assis. Permet de montrer ainsi que les autorites responsables pensent a tout, ce qui impose la tranquilite.
Designe aussi le mode silencieux du telephone portable.
par kumicho publié dans : société
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Vendredi 21 avril 2006

Désigne ce qui est soit rose, soit plus petit que la taille normalement associée au produit, soit qui utilise la figure de Hello Kitty. Principes non exhaustifs dérivant de l' interprétation excessive du simple kawaii, ce qui est mignon mais pas forcément de bon gout.

par kumicho publié dans : société
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Lundi 10 avril 2006

Activité éventuellement répétitive qui comme le bōnenkai prend la forme de giri (devoir) quand elle se pratique entre collegues, consistant a recouvrir le parterre sous les 'cerisiers' d'une nappe en plastique bleue sur laquelle les participants s'ébrouent tout en consommant des denrées de préférence alcoolisées.

 

 

 

par kumicho publié dans : société
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Dimanche 25 décembre 2005
Sorties majoritairement entre collegues, ou parfois entre amis "pour oublier l'année", se succedant au cours du mois de décembre. Une personne tres occupée peut avoir le devoir d'assister a plusieurs de ces rassemblements. Les restaurants, en général style japonais non formel, préparent des menus spéciaux avec le forfait boire-autant-qu'on-veut, ce qui aide a vider son coeur, et l'excuse en meme temps.
par kumicho publié dans : société
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Dimanche 11 décembre 2005

Kyobashi, OsakaPetit job d'appoint pour les étudiants ou ceux qui ne gagnent pas assez d'argent avec leur travail officiel, ou ceux qui veulent économiser pour faire un beau voyage, ou petit job en attente pour les filles qui ne sont pas encore mariées, etc. Peut représenter un volume horaire au moins aussi important qu'un travail standard. Dans la plupart des cas, consiste en un travail de service dans la restauration ou les commerces. Peut aussi conduire a devoir se déguiser pour distribuer des prospectus dans les gares.

par kumicho publié dans : société
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Mercredi 16 novembre 2005
Devant le temple d'Asakusa, TokyoEffet de masse congestionnant Kyoto, Nara, Nagasaki, Hiroshima, Himeji ou Tokyo de troupes de collégiens et lycéens venant visiter quelques-uns des lieux qu'il faut avoir vu une fois dans sa vie, le plus tot possible pour ne plus avoir a le faire.
par kumicho publié dans : société
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Mercredi 16 novembre 2005
shinkansenCalamité pour le salaryman envoyé a Tokyo ou Osaka, qui doit rentrer chez lui le soir meme au lieu de passer la nuit dans un confortable hotel. Permet cependant de dormir pendant le temps de transport. La faute au Shinkansen, fierte nationale associant fréquence, vitesse, ponctualité et confort depuis 1964.
par kumicho publié dans : société
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Mercredi 16 novembre 2005
Oncle SamAmericanophilie et influence culturelle plus ou moins subie ou choisie. Attitude d'interet des gouvernements japonais, motivée par des raisons stratégiques et économiques plus que par principe, et domaine de prédilection de M.Koizumi. Provoque des vols d'hélicopteres, des blocages de rues, et de chétives manifestations d'étrangers dans le cas de l'invitation de personnages d'Etat de sinistre réputation.
par kumicho publié dans : société
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